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Le trottinétiste. Un usager tous-risques?

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Le trottinétiste. Un usager tous-risques?

Depuis 5 ans, avec l’essor des trottinettes et des vélos électriques, le taux d’accidents imputables à la mobilité douce explose et la composante mobilité devient un sujet de prévention clé. Comment ménager l’engouement pour la mobilité douce tout en sécurisant les comportements ? Analyse et matériel de sensibilisation gratuit offert par nos ingénieurs de prévention.

Avant la crise sanitaire, nous étions 10% à avoir adopté la bicyclette. Le confinement a fait émerger de nouveaux engins de locomotion et a dopé les initiatives de loueurs de vélos ou de trottinettes partagés. Hélas, de nouveaux dangers nous guettent sur la route vers une mobilité plus verte.

La mobilité douce étudiée

AXA a réalisé une étude sur l’ensemble de son portefeuille en assurance accidents du (chemin du) travail de 2016 à 2020. La compagnie relève une moyenne de 2000 accidents par an, impliquant des engins de mobilité douce et qui ont pour victime des cyclistes, utilisateurs de trottinette, monowheel ou de skateboards…

Les 5 dernières années, la part de ces accidents de mobilité douce sur l’ensemble des accidents du chemin du travail a grimpé de manière exponentielle, en 2020 elle atteint 35%. Dans un cas sur cinq, l’accident génère plus d’un mois d’absence. Le ratio d’accidents graves augmente tous les ans. Un accident sur dix provoque des blessures à la tête. Heureusement, plus de la moitié n’entraîne que des lésions superficielles comme des égratignures, 20% donnent suite à des déchirures musculaires, foulures ou entorses et 15% à des fractures, tout de même responsables de 40% des jours d’absences.

Les quelque 10 046 accidents causés ces 5 dernières années par des engins de mobilité douce sont responsables de 270 000 journées d’absence au travail et, hélas aussi, de 17 accidents mortels.

Le nombre de jours d’absence par accident s’aggrave lorsque nous nous concentrons sur les sinistres causés par l’usage de la trottinette : sur les 234 accidents répertoriés de 2016 à 2020, nous relevons 9701 jours d’absence soit une moyenne de 41 jours par accident (contre 27 pour la mobilité douce en général).

A nouveaux modes de locomotion et nouveaux usages, nouveaux comportements

Brigitte Bert, Safety Expert chez AXA : « Les engins de mobilité douce présentent des risques aggravés, ils cumulent les dangers courus par l’usager faible et ceux liés à la vitesse. La rapidité des vélos électriques créait déjà la surprise ; avec les trottinettes, leur apparente fragilité nous complique la tâche. Nous sommes encore nombreux (piétons, automobilistes, cyclistes…) à ne pas soupçonner leur vitesse ni l’endroit d’où elles peuvent surgir : à contre sens, du mauvais côté de la route, sur un trottoir… »

La trottinette partagée ou louée fait parfois l’objet d’abandon à des endroits improbables : couchée à la perpendiculaire sur un trottoir, posée contre la porte d’un garage, tapie dans l’allée d’un parc ombragé ou dans le creux d’un trottoir étroit et en pente, un véritable obstacle pour une personne aveugle, un cycliste en pleine descente ou pour un piéton lorsque l’obscurité tombe.

L’usager ‘tout-risque’

C’est ainsi que nous pourrions nommer le trottinétiste type qui a fait l’objet d’une étude d’AXA France dont voici les principales conclusions :

  • 40% des utilisateurs de trottinettes ne connaissent pas assez la législation à ce sujet,
  • 78% d’entre eux passent des appels à bord de leurs 2 roues motorisées,
  • 72% avouent consulter ou envoyer des SMS et 65% lire des posts sur leurs réseaux sociaux,
  • 49% auraient consommé au moins 2 verres d’alcool avant de prendre leur trottinette (soit 2 fois plus que les automobilistes) et 42% des produits stupéfiants (contre 2% seulement des conducteurs à 4 roues).

Quelques conseils de prévention pour une mobilité douce plus réfléchie

« Ces engins de locomotion alternatifs sont certainement à encourager : ils s’avèrent favorables pour la santé, l’environnement, la mobilité. Toutefois, afin d’assurer une sécurité maximale, nous conseillons aux utilisateurs de ne pas se limiter aux aspects techniques dans le choix de leur engin, mais aussi, par exemple, de vérifier son poids s’il est destiné à être emmené dans les transports en commun ainsi que de veiller au port du casque et de la veste fluo (surtout à l’aube ou pendant les mois plus sombres) », se prononce Ellen Vermeyen, Safety Expert et collègue de Brigitte.

De plus en plus d’employeurs intègrent cette nouvelle réalité pour leurs propres employés et s’investissent dans la prévention en matière de mobilité.

Des journées de formation, une sensibilisation continue et du matériel de prévention (comme un recensement des pistes cyclables dans votre région ou le rappel du code la route) devraient vous aider à réduire les risques et le nombre d’accidents sur le chemin du travail ou lors des missions.

Parallèlement, nombreuses sont les communes qui s’en préoccupent à l’occasion de l’aménagement des voies de circulation, en veillant à un partage optimal de la voirie entre les différents types d’usagers. Un exercice délicat mais néanmoins de plus en plus nécessaire.

Matériel prêt à l’emploi proposé par AXA

Pour sensibiliser vos collaborateurs à ces nouveaux dangers, voici le matériel de prévention qu’AXA vous propose:

1) Une checklist à partager avec les utilisateurs de trottinette

  • Un trottinétiste qui avance plus vite qu’au pas est considéré comme un cycliste. Il utilisera la piste cyclable ou, à défaut, la route et respectera les règles de circulation d’application pour les cyclistes,
  • equipée d’une selle, une trottinette électrique utilisée sur les routes est assimilée à un vélomoteur. L’usager doit donc pouvoir fournir une assurance valable, un certificat de conformité ainsi qu’une plaque d’immatriculation,
  • un trottinétiste ne dépose pas son engin partout où bon lui semble afin de ne pas mettre en danger les autres usagers de la route,
  • il adapte sa vitesse dans les zones piétonnes,
  • il n’emprunte pas les routes pour automobiles ni autoroutes.
  • Il ne roule pas sous l’influence de l’alcool,
  • il ne conduit pas avec un gsm au guidon,
  • il équipe sa trottinette de phares avant et arrière (ou il en porte sur sa veste ou son sac à dos).

2) Du matériel prêt à l’emploi :

Affiches et displays à imprimer, pendre sur les murs ou distribuer, messages à insérer dans vos magazines ou sur vos sites, traffic flash et quiz à partager avec vos collaborateurs.

AFFICHE - ALLER AU TRAVAIL A VELO

DISPLAY - ALLER AU TRAVAIL A VELO

DISPLAY - BIKES

TRAFFIC FLASH - ALLER AU TRAVAIL A VELO AVEC QUiZ

TRAFFIC FLASH - ALLER AU TRAVAIL A VELO ANNEXE REPONSES QUiZ

TRAFFIC FLASH - SPEED PEDELEC

TRAFFIC FLASH - TROTTINETTE

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