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Patrimoine & art

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Cathédrale, église, musée ou maison communale classée… Points d’attention pour préserver l’art des bâtisseurs d’antan

Les bâtiments historiques, les monuments, les objets d’art constituent une partie importante du patrimoine des communes et présentent, par leur caractère unique, un intérêt architectural, historique, archéologique, scientifique, artistique, social, technique, esthétique, urbanistique ou paysager.

A ce titre, ils méritent une attention particulière auprès de votre assureur. En effet, il ne suffit pas qu’ils soient répertoriés sur une liste de biens à assurer et valorisés comme les autres bâtiments pour s’assurer d’une reconstruction à l’identique dans les meilleures conditions.

Comment vérifier que votre couverture d’assurance soit vraiment adaptée au bien assuré ?

Quelques points d’attention :

  • Prévoir le recours à des prestataires qualifiés sur ce type de bien, attentifs à ne pas dénaturer ou abîmer le bâtiment
  • Recourir à des matériaux permettant aux dorures, aux blasons, aux peintures, aux bas-reliefs, de retrouver leur lustre d’origine.

Avez-vous fait le nécessaire ? Check-up utile

Voici un petit check-up pour vous assurer qu’en cas de sinistre, vous serez en mesure de reconstruire vos biens d’exception dans leur esprit, art et matériaux d’origine.

  • Comment mon cahier des charges Assurances a-t-il identifié ces biens et comment avons-nous informé les assureurs de leurs particularités ? Certains bâtiments sont entièrement classés, d’autres uniquement pour une façade, des boiseries, une couleur. Il ne s’agit plus de couvrir ces biens d’exception selon le cadre général de couverture applicable à l’ensemble du patrimoine de la commune. Sans doute serait-il nécessaire d’intégrer au cahier des charges une valeur supplémentaire de restauration ?

    Matthias de Ridder, à la Souscription Incendie chez AXA : « Nous tenons compte de la spécificité du bâtiment et respectons la valeur communiquée par le client. Au besoin, nous examinons avec lui les mesures de prévention à prévoir. Si certains bâtiments sont classés, nous invitons notre client à interroger l’Agence Wallonne du Patrimoine (ou la Commission des Monuments et sites). Leur mission consiste à réaliser l’inventaire et l’étude scientifique du patrimoine. Leurs exigences en matière de valorisation de ce type de bâtiments sont un élément important dans l’estimation du montant à assurer. »

  • Pour sauvegarder les qualités exceptionnelles de votre bien, vous devez veiller à être indemnisé en conséquence. La reconstruction d’un bâtiment protégé sera bien plus longue et délicate qu’un ouvrage classique. En cas de sinistre important, nous recourons à un expert spécialisé. Fanny de Wachter, responsable des sinistres Incendie pour le Corporate et le secteur public : « Nous prenons la spécificité de l’ouvrage en considération pour une reconstruction à l’identique. Par exemple, il s’agit de respecter le style de mortier entre les pierres, comment il a été appliqué et tenir compte qu’il faudra faire appel aux seuls spécialistes qui garantiront un travail dans les règles de l’art. Nous intégrons les normes énoncées par les commissions techniques dans la restauration de ce type de bien. ».
  • Tenir compte du temps : « Il n’est pas question de confier cela à des machines. Reconstruire un bâtiment historique ou un monument requiert du temps et du talent. Dans certains cas, comme la voûte d’un édifice de style gothique, très peu d’artisans sont encore susceptibles de pouvoir le restaurer correctement. La négociation est naturellement difficile. » souligne Fanny de Wachter : « nous sommes intervenus dans l’indemnisation d’un vitrail d’art brisé par une tempête : c’est un travail artistique, cela peut prendre plusieurs mois en cas de sinistre grave. ». Les délais de reconstruction/restauration seront aussi d’autant plus longs que les exigences du service des Monuments et Sites seront élevées. L’appel à des corps de métier spécialisés et l’engagement de procédures de marchés publics fastidieuses exposent la commune à des coûts parfois non budgétés. Intégrer cette réalité dans les contrats d’assurances s’impose inéluctablement.

Quelques particularités pour les œuvres d’art

  • Il est important de tenir un inventaire des objets d’art et de le mettre régulièrement à jour. La valeur d’un violon ou d’un tableau de maître, par exemple, grimpe chaque année, ce qui peut engendrer de grosses différences de prix et donc d’indemnisation.
  • Il est indispensable d’adapter les couvertures d’assurance à ce type d’objets, sachant qu’une simple déchirure sur une peinture risque bien de ne pas être couverte par un contrat incendie classique.
  • Fixer des valeurs n’est pas une mince affaire. Faute de fixer un montant assuré en phase avec la valeur réelle de remplacement, le contrat d’assurance finit souvent par couvrir uniquement les frais de matériel nécessaires à la restauration de l’objet endommagé. Pour un Rubens comme pour un artiste inconnu, fixer une valeur agréée reste la meilleure façon d’assurer ses objets d’art.

« AXA Art est une référence en matière d’assurance des objets d’art. Nous constatons que depuis cette année, de plus en plus de communes songent à souscrire une telle assurance. Signe d’une plus grande sensibilisation à la conservation du patrimoine et à sa valorisation », conclut avec plaisir Matthias De Ridder.

Veiller à adapter ses contrats d’assurance à son patrimoine est une nécessité. Le bon déroulement d’un règlement de sinistre en dépend. AXA peut vous y aider.

Cependant, le meilleur moyen de préserver son patrimoine reste l’absence de sinistre. Seule une attention accrue à la prévention des risques et à la sécurité peut y contribuer. Des outils existent pour cela. AXA s’y investit.

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