Le 8 mars est bien plus qu’une simple date symbolique. C’est un rappel puissant que l’égalité des genres n’est pas un luxe, mais un droit fondamental. Cette journée est l’occasion de célébrer les progrès réalisés, mais aussi de reconnaître qu’il reste encore du chemin à parcourir.
Pourquoi la Journée internationale des droits des femmes reste essentielle aujourd’hui
Au début du XXe siècle, les femmes se sont mobilisées pour de meilleures conditions de travail, l’égalité et le droit de vote. Depuis 1977, l’ONU reconnaît officiellement le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes.
Les avancées sont réelles, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- écart salarial : les femmes gagnent en moyenne 20% de moins que les hommes pour un travail équivalent
- sous-représentation dans les postes de direction : seulement 32% sont occupés par des femmes
- violences basées sur le genre : en Belgique, plus de 40 000 plaintes pour violences conjugales sont enregistrées chaque année ; en moyenne, une femme meurt chaque semaine sous les coups de son partenaire.
Pour plus de données, consultez le site de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes S'ouvre dans un nouvel onglet et les chiffres 2025 sur l’écart salarial S'ouvre dans un nouvel onglet (année de référence : 2023). Vous trouverez également de nombreuses analyses et tendances sur l’égalité de genre dans l’UE sur le site de l’EIGE, grâce au récent Gender Equality Index 2025 S'ouvre dans un nouvel onglet.
Dire « non » à la violence envers les femmes et les filles
Les violences contre les femmes et les filles restent un problème mondial, y compris en ligne. La haine et l’intimidation numériques compliquent la participation des femmes au débat public. La Belgique soutient activement la lutte internationale contre la violence et la discrimination à l’égard des femmes et appelle e à davantage de prévention, à un meilleur soutien aux victimes et à des règles plus strictes pour les plateformes digitales.
Mais en mode offline, le constat est tout aussi alarmant. Selon une étude récente de Plan International, il ressort que dans le monde :
- toutes les 10 minutes, une femme ou une fille est tuée par un homme
- 1 femme sur 3, subit des violences au cours de sa vie
- 1 personne sur 8, est touchée, soit plus d’un milliard de victimes et survivantes
Ces violences trouvent leur origine dans des normes de genre profondément ancrées, y compris en Belgique. La violence n’est jamais acceptable.
La solution ? Prévention, poursuites et protection, mais aussi éducation, sensibilisation et coopération.
Inégalités dans les soins de santé en Belgique
Les femmes sont historiquement sous-représentées dans la recherche médicale, reçoivent plus souvent des diagnostics erronés et souffrent de pathologies sous-estimées comme l’endométriose, la ménopause ou les maladies cardiaques.
Quelques chiffres belges S'ouvre dans un nouvel onglet :
- plus de troubles psychologiques chez les jeunes filles.
- risque accru de sous-diagnostic.
- complications liées à la grossesse et manque de suivi médical.
Les femmes vivent plus longtemps, mais souffrent davantage de douleurs chroniques, d’ostéoporose et de démence. Les stéréotypes et les inégalités restent des défis majeurs.
L’écart des pensions : les femmes reçoivent moins
Selon un rapport récent de l’OCDE*, l’écart entre les pensions des hommes et des femmes en Belgique est l’un des plus élevés parmi 38 pays : 29 % de moins pour les femmes, contre une moyenne OCDE de 21 %.
Pourquoi ?
- Les pensions sont liées au salaire, et l’écart salarial (5 % en 2023) se répercute.
- Moins d’accès au deuxième pilier (pension complémentaire) : 48 % des femmes contre 66 % des hommes (avec des montants deux fois plus élevés).
- Certaines règles belges favorisent les hommes, comme les pensions majorées pour les conjoints dépendants.
- Les nouvelles mesures (bonus-malus dès 2026) risquent d’aggraver la situation : atteindre 35 années de carrière est souvent difficile pour les femmes.
*Source : Eurostat
Comment vous pouvez faire la différence
Une société inclusive commence par chacun de nous :
- Entreprises : transparence salariale, mentorat, recrutement inclusif…
- Individus : dénoncer les inégalités, soutenir les collègues, déconstruire les préjugés…
Agissons ensemble, célébrons les progrès et restons vigilants.
À retenir
La journée internationale des droits des femmes n’est pas qu’une fête féministe, mais un appel à l’action global et concerne tout le monde, hommes, femmes et enfants.
« L’égalité n’est pas une option. C’est une nécessité. »
Oui, le 8 mars reste indispensable pour briser les barrières et accélérer l’égalité.
Et nous sommes fiers d’y contribuer notamment grâce aux Safe Spaces S'ouvre dans un nouvel onglet qui proposent, entre autres, une liste d’organisations d’aide et leurs coordonnées S'ouvre dans un nouvel onglet.
Safe Spaces est une formation qui aide les employeurs à reconnaître, soutenir et orienter de manière appropriée les employés confrontés à la violence domestique ou sexuelle.








