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Le changement climatique nous angoisse-t-il ? | Blog AXA.be

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| 5 min lecture

Est-il vrai que le changement climatique nous angoisse ?

Dans un monde bombardé de nouvelles climatiques plus catastrophiques les unes que les autres, notre pays n’est pas épargné par l’éco-anxiété. C’est ce que révèle une enquête menée en 2023 par Ipsos auprès de 1.000 Belges. Pour Jo Van Cauwenberge, directeur de GoodPlanet Belgium, cette angoisse a aussi du bon : “Fort heureusement, ce stress n’a que rarement un effet paralysant.” Au travers de l’AXA Climate School, il s’efforce de transmettre des connaissances aux jeunes et de leur apprendre comment passer eux aussi à l’action.

L’éco-anxiété à propos du changement climatique

L’éco-anxiété est donc bien présente chez les Belges. Neuf Belges sur dix sont en effet préoccupés par le changement climatique et les menaces qui pèsent sur l’environnement. Soulignons que ce stress touche essentiellement la jeune génération des 18-34 ans. Pas si étonnant que cela, en définitive, puisqu’il s’agit de la génération qui va réellement ressentir les effets du changement climatique.

“Ce stress, cette inquiétude, voire cette peur sont des ressentis très personnels”, souligne Jo Van Cauwenberge. “Les gens craignent les répercussions sur leur environnement direct et leur qualité de vie.”

L’ONG GoodPlanet Belgium souhaite inspirer les gens à œuvrer en faveur d’une société durable. Aux yeux de Jo Van Cauwenberge, le stress climatique n’a pas que des conséquences négatives : “Seule une petite minorité de personnes – environ 12% – souffre réellement de cette anxiété, sous forme d’insomnie par exemple. Le rôle des réseaux sociaux n’est pas anodin, dans ce cadre :

“Les jeunes consultant des articles catastrophistes sur le climat, les algorithmes leur proposent davantage de contenus de ce type, ce qui renforce ce phénomène.”

Jo Van Cauwenberge, directeur de GoodPlanet Belgium

Manque de connaissances

D’autres personnes puisent dans ce stress l’énergie nécessaire pour passer à l’action. Le problème est que, au vu de la surabondance d’informations qui amalgament toutes sortes de concepts, du climat à la biodiversité, les connaissances sont souvent lacunaires. Et cette carence concerne précisément les jeunes, car il n’est pas rare que l’enseignement manque lui-même de connaissances en la matière.

“Il s’agit d’un fait anecdotique – et il ne faut sans doute pas généraliser –, mais des élèves ont reçu, dans certaines écoles, des fiches de travail dans lesquelles un lien était encore établi entre la problématique climatique et le trou dans la couche d’ozone”, illustre Jo Van Cauwenberge.

La raison d’être de l’AXA Climate School prend ici tout son sens.

“Grâce au soutien d’AXA, nous organisons des ateliers dans les écoles, avec pour objectif de favoriser la sensibilisation au changement climatique”

Jo Van Cauwenberge, directeur de GoodPlanet Belgium

“Nous n’éludons certainement pas la gravité de la situation, mais l’objectif premier est d’accroître le niveau de connaissance et de donner ensuite l’impulsion pour passer à l’action, au niveau tant individuel que sociétal. La prochaine étape consistera à élaborer un module qui présentera concrètement les actions possibles.”

À la fin de cette année scolaire, 14.000 élèves auront fréquenté l’AXA Climate School. “AXA Belgium veut assurer l’avenir de notre planète en formant les jeunes Belges à devenir de véritables ambassadeurs du climat”, déclare Dina Iosifidis, Sustainability Manager chez AXA Belgium. “En collaboration avec GoodPlanet, nous initions les jeunes à la science de manière ludique. Nous les encourageons ainsi à devenir des alliés dans la lutte contre le changement climatique.”

Activistes

Qu’en est-il des climato-négationnistes radicaux ? “Notre enquête ne nous permet pas de nous prononcer sur ce sujet”, reconnaît Jo Van Cauwenberge. “Mais il existe suffisamment d’études internationales montrant que le climato-négationnisme a évolué. Les climato-négationnistes ne se contentent plus de nier le changement climatique : ils attaquent de manière ciblée certains scientifiques, ridiculisent les solutions possibles, voire qualifient le changement climatique d’‘évolution positive’.”

Observe-t-on également ce phénomène à la micro-échelle des classes où se rend Jo Van Cauwenberge dans le cadre de l’AXA Climate School ? “Il y a toujours une petite minorité qui nie le problème, mais elle est contrebalancée par une minorité d’activistes à l’autre bout du spectre, c’est-à-dire des jeunes qui participent aux marches pour le climat, etc. Et entre ces deux extrêmes, il existe un groupe important, plus neutre, qui cherche simplement à s’informer.”

L’objectif ultime de l’AXA Climate School n’est toutefois pas d’éliminer le stress climatique, insiste Jo Van Cauwenberge. “Comme nous l’avons dit, ce stress n’est pas nécessairement négatif. Notre but principal est, par le biais de la Climate School, de mobiliser davantage de personnes. En ce sens, nous pourrons réduire le stress climatique.”

Vous souhaitez en savoir plus sur les workshops de l’AXA Climate School ? Lisez notre article ‘Les jeunes face au climat : comment les sensibiliser ?


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