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25% des travailleurs décédés n’avaient pas un an d’ancienneté

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| 18 min lecture

25% des travailleurs décédés n’avaient pas un an d’ancienneté

  • AXA, premier assureur d’entreprises en Belgique, partage ses chiffres accidents de travail à l’occasion du 28 avril, Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail
  • Une baisse encourageante mais fragile des accidents mortels : selon les chiffres de Fedris les accidents du travail sont passés de 62 en 2019 à 45 en 2024, tandis que les accidents sur le chemin du travail ont diminué de 47 à 33 sur la même période, mais les risques majeurs restent constants (circulation, chutes, machines), rappelant que chaque accident mortel est inacceptable.
  • Les nouveaux collaborateurs et certains secteurs restent particulièrement exposés : près d’un quart des victimes ont moins d’un an d’ancienneté, notamment dans les PME, la construction et le transport.
  • Des conséquences humaines et organisationnelles durables : les accidents graves entraînent souvent des incapacités permanentes et de longues absences, ce qui renforce l’importance d’une prévention inscrite dans la durée

Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail : les données soulignent le rôle clé de l’accueil et de la formation dans la réduction des accidents du travail

À l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail instaurée par l'Organisation internationale du Travail (OIT), une analyse approfondie des accidents graves par AXA rappelle une réalité essentielle : si les accidents mortels reculent, les risques restent bien présents. Nouveaux collaborateurs, circulation, chutes, machines, trajets domicile-travail… les situations les plus critiques sont identifiées. Et confirment, année après année, qu’une prévention solide permet de réduire les accidents et leur impact humain et organisationnel.

Les accidents mortels liés au travail sont en baisse sur les dix dernières années, tant sur le lieu de travail que sur le trajet domicile-travail. Cette évolution est encourageante. Elle ne change toutefois rien à la gravité du sujet : chaque accident mortel reste un accident de trop.

« La baisse observée est positive, mais elle ne doit jamais conduire à relâcher l’attention. Derrière ces chiffres, il y a des réalités humaines extrêmement lourdes, pour les victimes, leurs proches et les entreprises. La prévention reste donc essentielle », déclare Audrey Amiot, directrice assurances entreprises chez AXA

Des risques connus, des causes clairement identifiées

Les causes les plus fréquentes des accidents mortels sur le lieu de travail sont bien établies. 27 % sont des accidents de la circulation sur la voie publique, dont 12 % impliquant un camion et 9 % une voiture. La chute de hauteur représente 22 % des cas. Viennent ensuite les accidents liés à des matériaux tombants, en mouvement ou qui s’effondrent (16 %), puis les accidents où la victime est prise ou piégée dans une machine (12 %). Une victime sur dix décède à la suite d’un écrasement ou d’une collision lors de déplacements internes, par exemple avec un chariot élévateur, un camion lors d’un chargement ou déchargement, une nacelle ou un bobcat.

Les chiffres nationaux, issus du rapport annuel 2024 de Fedris, l’Agence fédérale des risques professionnels, confirment eux aussi cette tendance à la baisse. Les accidents mortels sont en recul : les accidents du travail sont passés de 62 en 2019 à 45 en 2024, tandis que les accidents sur le chemin du travail ont diminué de 47 à 33 sur la même période. Les chiffres de Fedris, font ressortir les mêmes grandes causes: perte de contrôle d’un moyen de transport, chute de hauteur, happement ou entraînement par un objet, ou encore chute de matériaux sur la victime.

Les nouveaux collaborateurs restent particulièrement exposés

L’un des constats les plus marquants concerne l’ancienneté des victimes. Un quart des personnes décédées dans un accident sur le lieu de travail avaient moins d’un an d’ancienneté. Pour les accidents mortels sur le trajet domicile-travail, cette proportion atteint 28 %.

Le constat est similaire pour les accidents graves entraînant une incapacité permanente importante. Sur le lieu de travail, un quart des victimes ont elles aussi moins d’un an d’ancienneté.

Ces données rappellent l’importance d’un accueil rigoureux, d’une formation adéquate et d’un accompagnement réel dès l’entrée dans l’entreprise.

"L’intégration d’un collaborateur ne peut pas être considérée comme une simple formalité. L’accueil, la formation et la transmission des bons réflexes jouent un rôle déterminant dans la prévention", souligne Audrey Amiot.

Des points d’attention : PME, certains secteurs et trajet domicile-travail

Près d’un quart des accidents mortels du travail observés dans le portefeuille étudié concernent des entreprises de moins de 50 travailleurs. Parmi ces cas, près de la moitié relèvent du secteur de la construction, et 14 % du transport.

Concernant les accidents mortels sur le trajet domicile-travail, presque la moitié des cas impliquent des véhicules, tandis qu’un quart concerne des usagers faibles, comme les piétons et les cyclistes. 28 % de ces accidents surviennent le matin, entre 6h et 8h, pendant les heures de pointe. Les mois les plus marqués sur la période analysée sont mars et octobre avec 14 % chacun des victimes, et novembre avec 15 %.

Les accidents les plus lourds ont des conséquences durables

Sur la période 2021-2024, 1 % des accidents du travail ont entraîné une incapacité permanente de 10 % ou plus. Pour les accidents sur le trajet domicile-travail, ce taux s’élève à 2 %.

Les fractures sont les blessures les plus fréquentes : elles représentent un tiers des accidents sur le lieu de travail et la moitié des accidents sur le trajet. Sur le lieu de travail, un accident sur cinq concerne une chute de plain-pied. Parmi les autres causes importantes figurent la chute d’un objet ou de matériel (14 %), la perte de contrôle d’une machine ou d’un moyen de transport (14 %) et la chute de hauteur (12 %). Sur le trajet, les causes principales sont la perte de contrôle du véhicule (40 %) et la chute de plain-pied (14 %).

L’impact de ces accidents s’inscrit dans la durée : 94 % des accidents du travail avec une incapacité permanente d’au moins 10 % entraînent une absence de plus de trois mois. Ce chiffre atteint 93 % pour les accidents sur le trajet domicile-travail.

"Un accident grave ne s’arrête pas au jour où il survient. Il a des effets durables sur la vie de la victime, sur son entourage et sur l’organisation de l’entreprise. C’est aussi pour cela que la prévention doit être pensée dans la durée", ajoute Audrey Amiot

Quand l’accident survient, un accompagnement individualisé reste indispensable

En tant qu’assureur AXA intervient pour réparer et dédommager quand les choses se passent mal. Mais également en amont au niveau de la prévention, AXA est aux côtés des employeurs et employés. AXA a le plus grand service de prévention dans le secteur. Une équipe d’une dizaine d’ingénieur sillonne les routes à la rencontre des entreprises pour établir des plans de prévention et identifier comment diminuer les risques. En effet, l’objectif de chaque employeur est de prévenir ces accidents en prenant les mesures de prévention nécessaires, en utilisant également des outils de screening pour identifier des activités à risques.

Et si malgré une bonne prévention, des accidents surviennent, il est impératif pour l’assureur de proposer une réparation adéquate. Les accidents les plus graves nécessitent avant tout un accompagnement humain, social, médical et professionnel adapté à chaque situation. Les victimes peuvent bénéficier d’un suivi psychologique, d’une aide-ménagère, de l’achat d’aides techniques, d’interventions sociales, d’un accompagnement administratif ainsi que d’un soutien dans la compréhension du contexte juridique et social. Cette approche implique également l’entourage.

L’objectif est, autant que possible, de favoriser un retour à la vie professionnelle en coordonnant les actions entre les différents intervenants, en tenant compte des compétences, de l’environnement de travail et des limitations de la personne. En cas d’accident mortel, un accompagnement administratif et psychosocial est également proposé aux proches.

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