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Harcèlement scolaire en Belgique : comment en parler à son enfant ? | Blog AXA.be

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| 7 min lecture

Harcèlement scolaire : comment en parler à son enfant sans l'angoisser ?

Dans cet article

      Parler de harcèlement scolaire avec son enfant n’est jamais évident. On a parfois peur d’en faire trop, de l’inquiéter ou de poser les mauvaises questions. Pourtant, ouvrir le dialogue à froid, dans un moment calme, permet de faire passer un message essentiel : si quelque chose arrive, votre enfant saura qu’il peut se tourner vers vous.

      Pourquoi il ne faut pas (trop) attendre

      Le harcèlement scolaire en Belgique est loin d'être un phénomène marginal ou propre à quelques écoles isolées. Selon l'avis rendu en novembre 2025 par Solayman Laqdim, le Délégué général aux droits de l'enfant S'ouvre dans un nouvel onglet, environ 20 % des élèves déclarent avoir subi une situation de harcèlement.

      Derrière ce chiffre, il y a surtout une réalité : beaucoup d’enfants ne parlent pas tout de suite de ce qu’ils vivent.

      Et même si l'on pourrait croire que le phénomène touche surtout les adolescents, il touche à vrai dire particulièrement les pré-adolescents S'ouvre dans un nouvel onglet, c'est-à-dire les enfants entre 8 et 12 ans. Un âge où beaucoup de parents pensent encore avoir le temps.

      À retenir : abordez le sujet du harcèlement scolaire le plus tôt possible et de manière régulière. Si votre enfant y est un jour confronté, il saura vers qui se tourner. Pas besoin d'attendre un problème pour ouvrir la conversation — cela permet d'aborder le sujet calmement, en dehors de tout contexte de crise.

      Que dire concrètement ? Et quoi éviter ?

      Adèle Danckers, responsable du Service H à Infor Jeunes Bruxelles S'ouvre dans un nouvel onglet, insiste sur l’importance de faire passer un message simple aux enfants : quoi qu’il arrive, ils peuvent en parler et seront écoutés sans jugement.

      Quelques repères concrets, à dire et à éviter :

      À privilégier :

      • Partir d'un contexte plus global, sans pointer du doigt l'enfant
        « Tu as déjà vu d'autres enfants se moquer ? »
      • Poser des questions qui appellent une anecdote plutôt qu'un oui/non
        « Raconte-moi un truc chouette — ou nul — qui s'est passé à la récré aujourd'hui »
      • Répéter le message clé
        « Si un jour cela t'arrive, ou que tu vois que ça arrive à quelqu'un d'autre, tu peux venir m'en parler, je suis là pour toi »

      À éviter :

      • Poser des questions fermées, qui appellent un simple oui/non
        « Est-ce qu'on t'embête à l'école ? »
      • Se focaliser sur les situations anxiogènes plutôt que sur les solutions qu'on peut mettre en place
      • Réagir trop fortement à la moindre confidence
        Un enfant qui sent que sa parole va déclencher une « crise » hésitera à revenir vers vous la prochaine fois.

      Adapter la parole à l'âge, sans changer le message

      À chaque tranche d'âge sa façon de voir le monde et d'y réagir : le discours reste le même — « je suis là pour toi » — mais la forme, elle, peut évoluer.

      • En primaire :
        • misez sur des supports concrets : livre ou jeu abordant le harcèlement, l’amitié, etc.
        • posez des questions simples (mais pas fermées !) comme « Qu'est-ce qui t'a fait rire, ou rendu triste, aujourd'hui ? ».
        • testez le jeu de rôle pour parler d’une situation sans viser directement l’enfant
        • convenez d’un mot à utiliser S'ouvre dans un nouvel onglet avec votre enfant si celui-ci souhaite vous parler mais qu’il ne sait pas par où commencer
      • Avec un préado ou un ado :
        • misez sur l'horizontalité, en vous mettant à son niveau
        • partez d'un fait d'actualité, d'une série ou de la situation d'un ami
        • évitez les questions frontales sur son propre vécu. Les ados se livrent plus facilement de manière indirecte qu'en face-à-face.

      À retenir : privilégiez des échanges courts et informels plutôt qu'une grande conversation solennelle — surtout avec un ado, qui se livre souvent mieux « en passant » qu'en face-à-face.

      Et si votre enfant ne se confie pas ?

      Ce n'est pas un échec de votre part. Même dans un climat de confiance, votre enfant ne sera peut-être pas enclin à se confier — un frein documenté par les associations de terrain belges actives sur ce sujet.

      Rassurez-vous, vous n'êtes pas seul : de nombreux dispositifs existent pour soutenir votre enfant :

      • Écoute-Enfants (103) : ligne gratuite et confidentielle pour les jeunes, tous les jours de 10h à minuit.
      • Écoute École (0800 95 580) : pour les parents en recherche de conseils.
      • Le CPMS de l'école, un premier point de contact pour un accompagnement psychologique et éducatif au sein même de l'établissement.

      Questions fréquentes sur le harcèlement scolaire en Belgique

      À partir de quel âge faut-il parler de harcèlement scolaire à son enfant ?

      Il n'y a pas d'âge minimum, ni besoin d'attendre l'adolescence : le message clé — « tu peux toujours m'en parler » — peut être introduit dès l'entrée en primaire, en l'adaptant à la forme (histoires, jeux de rôle) plutôt qu'au fond.

      Quels sont les signes du harcèlement scolaire chez un enfant ?

      Un repli sur soi, une baisse soudaine des résultats scolaires, des troubles du sommeil ou de l'appétit, ou une réticence inhabituelle à aller à l'école peuvent être des signaux à prendre au sérieux — même s'ils restent souvent difficiles à relier directement à une situation de harcèlement.

      Qui contacter en cas de harcèlement scolaire en Belgique ?

      En pratique : le CPMS ou la direction de l'école pour une prise en charge institutionnelle, le 103 (Écoute-Enfants) pour un accompagnement téléphonique confidentiel et immédiat destiné aux jeunes, et le 0800 95 580 (Écoute École) si c'est vous, en tant que parent, qui avez besoin de conseils sur la marche à suivre.

      AXA s'engage contre le harcèlement scolaire avec HOPE

      Parce que la sensibilisation joue un rôle clé, AXA soutient également des initiatives qui aident les écoles et les familles à ouvrir le dialogue.

      Du côté francophone, AXA est partenaire de HOPE, l’opération lancée par la RTBF pour sensibiliser les écoles primaires au (cyber)harcèlement et soutenue par la reine Mathilde. Côté néerlandophone, AXA soutient également STIP IT, une campagne portée par la VRT et Kies Kleur tegen Pesten.

      Deux initiatives qui poursuivent le même objectif : libérer la parole et faire évoluer les mentalités.

      Votre enfant a été témoin d’une situation de harcèlement ? Découvrez aussi nos conseils pour l’aider à réagir sans se mettre en danger.

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