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Être une femme, serait-ce un risque ? | Blog axa.be

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| 7 min lecture

Être une femme ne devrait jamais être un risque

Dans cet article

      Être une femme ne devrait jamais constituer un facteur de risque. Pourtant, les inégalités femmes-hommes et les situations de discrimination restent une réalité tangible, en Belgique comme ailleurs. Découvrez comment les organisations du secteur public peuvent lutter contre la violence et l'inégalité à l'égard des femmes, et mettre en avant la prévention.

      Selon le Global Gender Gap Report 2025 du World Economic Forum, il faudrait encore 123 ans pour atteindre la parité mondiale au rythme actuel. Derrière ce nombre se cachent des situations bien concrètes, vécues au quotidien par des millions de femmes, dans leur vie personnelle comme professionnelle.

      Dans l'Union Européenne, près d'une femme sur trois a déjà été confrontée à des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Chez nous, les inégalités de revenus persistent. Si Statbel rapporte un écart salarial horaire harmonisé de seulement 0,7 % en 2023, la réalité est plus complexe une fois le temps de travail pris en compte. Le travail à temps partiel concerne en effet une proportion nettement plus élevée de femmes que d'hommes en Belgique (environ 40 % contre 11 % selon l'enquête de Statbel sur les forces de travail de 2022), ce qui pèse durablement sur les carrières, les rémunérations globales et les droits sociaux.

      Mais le risque d'être une femme ne se limite ni au domicile ni au lieu de travail. Il commence parfois bien plus tôt.

      Le gender health gap : quand la santé devient un facteur d'inégalité

      Les femmes en Belgique vivent plus longtemps que les hommes, passent davantage d'années en mauvaise santé. Cette réalité s'inscrit dans ce que l'on appelle le gender health gap, ou écart de santé entre les genres, et pose une véritable question de sécurité et de bien-être.

      Longtemps, la recherche médicale s'est concentrée sur des modèles masculins. Résultat : certaines pathologies, comme les maladies cardiovasculaires — première cause de mortalité chez les femmes — sont moins bien diagnostiquées. Leurs symptômes, souvent différents, sont parfois minimisés ou interprétés comme du stress.

      Aux urgences, des études montrent que les femmes attendent en moyenne plus longtemps pour recevoir un traitement contre la douleur. Cette banalisation de la souffrance féminine montre que le genre reste, aujourd'hui encore, un facteur de vulnérabilité médicale.

      « Break the silence » : un enjeu clé pour le secteur public

      Face à ces observations, AXA va au-delà de son rôle d'assureur en lançant cette campagne afin de contribuer à briser le silence autour des violences faites aux femmes, qu'il s'agisse de violences conjugales ou d'inégalités structurelles.

      Le secteur public joue un rôle central dans cette mobilisation. Les communes, CPAS, zones de police, maisons de repos et de soins sont autant de points de contact direct avec les femmes confrontées à des situations de violence ou de vulnérabilité. Ils peuvent ainsi devenir de véritables Safe Spaces, où la parole est accueillie, protégée et respectée, et où la sécurité demeure une priorité absolue.

      En tant que partenaire des institutions publiques, AXA encourage la création d'environnements de travail sûrs, bienveillants et inclusifs, propices au bien-être de tous, qu'il s'agisse des collaborateurs ou des personnes qu'ils accompagnent. Cela pourrait notamment se concrétiser par la mise en place de référents dédiés, de procédures claires pour les signalements, ou encore par l'aménagement d'espaces garantissant confidentialité et sécurité pour la parole. Ainsi, un environnement se dessine où les femmes se sentent soutenues et protégées, avec leur bien-être au cœur des préoccupations.

      3 leviers concrets pour agir dans votre entité

      1. Signalétique et information : afficher les numéros d'urgence (0800 30 030) et les points de contact locaux de manière visible dans les zones de passage, mais aussi dans les espaces de retrait (sanitaires, vestiaires) pour garantir une discrétion totale.
      2. Protection des agents : intégrer un volet « violences conjugales » dans le plan de bien-être au travail. Cela peut inclure des mesures de flexibilité horaire ou de changement de poste temporaire pour protéger une collaboratrice en difficulté.
      3. Formation « Premier secours » psychologique : former les agents d'accueil et les travailleurs sociaux à la reconnaissance des signaux faibles (le gender health gap ou l'isolement) pour une orientation rapide vers les structures spécialisées.

      Prévenir les violences : reconnaître les signes sur le terrain

      La prévention des violences domestiques et sexuelles repose en grande partie sur la vigilance collective. Dans le secteur public, les agents sont souvent en première ligne, que ce soit dans les bureaux, lors de visites à domicile ou dans l'espace public.

      Les violences ne sont pas toujours visibles. Certains signaux doivent alerter :

      • isolement soudain ou repli sur soi,
      • anxiété inhabituelle ou changements de comportement,
      • absentéisme répété,
      • appels fréquents ou intrusifs d'un partenaire,
      • marques physiques inexpliquées.

      Identifier ces signes, c'est déjà contribuer à la sécurité et à la protection des personnes concernées.

      Écouter, protéger et orienter : des gestes concrets au quotidien

      Créer un environnement de travail sécurisé passe par des actions simples mais essentielles. Une écoute active, sans jugement, et le respect strict de la confidentialité sont indispensables pour lutter contre les situations de violence et de discrimination.

      Dans une administration ou un service public, cela peut se traduire par :

      • la mise à disposition d'un espace sécurisé pour passer un appel d'urgence,
      • la connaissance des numéros d'urgence et des structures d'aide,
      • une orientation rapide vers des services spécialisés.

      Chaque collaborateur — agent de terrain, responsable RH, cadre ou intervenant social — peut devenir un acteur clé de la prévention.

      Un engagement durable aux côtés des acteurs publics

      Cette approche humaine s'inscrit dans les engagements de durabilité d'AXA. À travers ses initiatives sociales et environnementales, et notamment AXA Hearts in Action, les collaborateurs du groupe s'investissent dans des projets concrets au service de la société, notamment en soutenant des associations œuvrant pour aider les femmes en situation dangereuse ou précaire.

      Accompagner les acteurs publics, c'est agir ensemble pour bâtir des lieux de travail plus sûrs et une société où être une femme ne devrait jamais être un risque, ni pour sa santé, ni pour sa sécurité, ni pour son bien-être au travail.

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